Reprise en main






Me reprendre, tu m'as dérobée
Me ramener à terre, m'extraire

Pas moins bien placée que la veille, pas mieux
M'en tenir à ce que je sais 

Rien d'autre que le bruit des aveux lents à croître

J'aime trop le fort
J'aime trop le haut et ses influx
J'aime trop l'idée que c'est plus loin

Qu'en rampant à travers les ruines possibles
Un jour, ça éclaire
Me reprendre
Au pas de mes besoins de liant et de murmure
Ma croisade à plein l'inutile



Me regarder sans ton aval
 Ne plus craindre la tétanisation de ta lèvre maussade
Ne plus avoir à crouler sous l'imprévu
Me reprendre, me tenir là où je peux être absente

Attentive aussi à ce qui dort, la fenêtre
L'oubli parfois