Porte-avions





Condamnée à rester vacante
Séparée
Le cordon bien coupé, bien flottant
Les ailes, les ailes  un peu lourdes
Les cicatrices aux talons 
Condamnée à l'errance en suspens
 Le temps se gazéifie, je plane avec un masque
L’atterrissage est impossible, impossible
Sans les reins déjetés de mon porte-avions.


 1ier Janvier  2012